Vous rêvez de reproduire chez vous le fameux pad thaï de Cyril Lignac ? Cette recette emblématique du chef français, inspirée par la cuisine thaïlandaise authentique, promet un voyage gustatif intense en moins de 30 minutes. Nouilles de riz sautées au wok, poulet tendre, crevettes parfumées, sauce aigre-douce équilibrée et cacahuètes croquantes : tous les ingrédients sont réunis pour réussir ce plat complet aux saveurs exotiques. Accessible, rapide et terriblement gourmand, le pad thaï version Cyril Lignac transforme n’importe quel dîner en moment convivial et savoureux. Suivez le guide pour maîtriser cette recette pas à pas, avec les bons gestes, les vraies techniques, et tous les secrets d’un pad thaï réussi comme au restaurant.
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 15 minutes
Nombre de portions : 4 personnes
Ingrédients
Protéines
- 2 blancs de poulet coupés en cubes ou petits morceaux
- 10 petites crevettes décortiquées et déboyautées
Nouilles et légumes
- 300 g de nouilles de riz ou vermicelles de riz, trempés 1 heure dans de l’eau tiède
- 250 g de germes de soja
- 2 oignons cébettes (ou oignons verts), émincés
Aromates, œufs et assaisonnement
- 3 gousses d’ail, hachées finement
- 1 petit morceau de gingembre, émincé (optionnel)
- 2 œufs battus
- 50 g de cacahuètes concassées
- Huile neutre pour la cuisson (tournesol ou pépins de raisin)
Sauce spéciale pad thaï
- 100 ml de sauce nuoc-mâm (sauce de poisson)
- 100 g de pâte de tamarin (à délayer dans un peu d’eau si besoin)
- 15 ml de vinaigre de riz blanc
- 1 cuillère à soupe de sauce soja concentrée
- 2 cuillères à soupe de sauce pimentée Sriracha
- 50 g de sucre en poudre
- Jus de citron vert pour la fraîcheur
- (Facultatif) Poudre de crevettes séchées pour un goût umami renforcé
Préparation
Étape 1 : Préparer les nouilles
Commencez par faire tremper les nouilles de riz dans un grand saladier rempli d’eau tiède. Laissez-les s’hydrater pendant 1 heure complète. Cette étape permet aux nouilles de ramollir progressivement sans les cuire, ce qui garantit une texture parfaite au moment du sauté. Les nouilles de riz ne se cuisent jamais dans l’eau bouillante comme des pâtes classiques : elles doivent simplement être réhydratées avant d’être sautées directement au wok. Vous pouvez utiliser des nouilles de riz larges (style tagliatelles asiatiques) ou des vermicelles fins, selon la texture recherchée. L’important reste le temps de trempage : trop court, les nouilles resteront dures ; trop long, elles risquent de se désagréger.
Étape 2 : Préparer la sauce pad thaï
Dans un petit bol ou une tasse à mesurer, réunissez tous les ingrédients de la sauce : sauce nuoc-mâm, pâte de tamarin, vinaigre de riz, sauce soja, sauce Sriracha et sucre. Mélangez bien à l’aide d’une cuillère ou d’un petit fouet jusqu’à ce que le sucre soit parfaitement dissous et que la pâte de tamarin soit bien intégrée. Si votre pâte de tamarin est très compacte, diluez-la légèrement avec une cuillère à soupe d’eau tiède avant de l’incorporer au reste. Cette sauce constitue le cœur aromatique du plat : elle combine le salé du nuoc-mâm, l’acidité du tamarin et du vinaigre de riz, le piquant de la Sriracha, et la douceur du sucre. Cet équilibre sucré-salé-acide-épicé caractérise parfaitement la cuisine thaïlandaise. Réservez cette préparation dans un endroit accessible : vous en aurez besoin rapidement lors de la cuisson au wok.
Étape 3 : Cuire l’ail et le poulet
Chauffez votre wok à feu vif avec un généreux filet d’huile neutre. L’huile de tournesol ou de pépins de raisin convient parfaitement car elle supporte les hautes températures sans brûler. Lorsque l’huile commence à frémir, ajoutez l’ail haché finement (et le gingembre émincé si vous choisissez d’en utiliser). Faites revenir pendant 2 minutes environ, en remuant constamment pour éviter que l’ail ne brûle et ne devienne amer. L’ail doit juste libérer son parfum sans prendre de couleur foncée. Ajoutez ensuite les cubes de poulet. Faites-les sauter à feu vif pendant 3 à 4 minutes, en les retournant régulièrement avec une spatule ou une cuillère en bois. Le poulet doit dorer légèrement sur toutes les faces et cuire à cœur. La cuisson vive permet de garder la viande tendre et juteuse tout en développant des arômes grillés caractéristiques du wok.
Étape 4 : Ajouter les œufs
Une fois le poulet bien doré, poussez-le sur le côté du wok pour libérer un espace au centre. Versez les 2 œufs battus directement dans cet espace dégagé. Laissez-les prendre légèrement pendant quelques secondes, puis mélangez-les à la spatule pour les cuire façon œufs brouillés. Les œufs vont se fragmenter en petits morceaux tendres qui se mélangeront ensuite au reste des ingrédients. Cette technique typique du pad thaï permet d’intégrer les œufs de manière harmonieuse sans qu’ils forment une grosse omelette. Une fois les œufs cuits (environ 1 minute), mélangez-les avec le poulet pour commencer à assembler le plat.
Étape 5 : Ajouter les nouilles et les légumes
Égouttez soigneusement les nouilles de riz trempées. Pressez-les légèrement avec vos mains pour éliminer l’excès d’eau. Ajoutez-les directement dans le wok avec le poulet et les œufs. Incorporez également les germes de soja, les oignons cébettes émincés et la moitié des cacahuètes concassées. Mélangez énergiquement à feu vif pendant 2 à 3 minutes. Les nouilles doivent être bien mélangées aux autres ingrédients et commencer à prendre une légère coloration dorée sur certains bords. Cette étape à feu vif permet aux nouilles de développer un léger croustillant sur les bords tout en restant moelleuses au centre. Le secret d’un bon pad thaï réside dans cette cuisson rapide et vive qui caramélise légèrement les sucres naturels des ingrédients.
Étape 6 : Ajouter les crevettes et la sauce
Intégrez maintenant les crevettes décortiquées au mélange. Remuez pendant 1 minute : les crevettes cuisent très rapidement et doivent juste devenir roses et opaques. Versez ensuite toute la sauce préparée sur les nouilles. Mélangez vigoureusement pendant 2 à 3 minutes supplémentaires pour que chaque nouille, chaque légume, chaque morceau de poulet et chaque crevette s’imprègne bien de la sauce. Les nouilles vont absorber progressivement les saveurs aigres-douces du tamarin, le parfum salé du nuoc-mâm, et le piquant de la Sriracha. Continuez à remuer régulièrement pour éviter que les nouilles n’attachent au fond du wok. Le plat doit rester brillant et légèrement sirupeux, sans excès de liquide stagnant au fond.
Étape 7 : Dressage et finitions
Retirez le wok du feu. Goûtez et ajustez l’assaisonnement si nécessaire : ajoutez un peu de sauce soja si vous trouvez le plat pas assez salé, un filet de jus de citron vert si vous voulez renforcer l’acidité, ou une pincée de sucre si l’ensemble vous semble trop acide. Disposez le pad thaï dans des assiettes creuses ou des bols. Parsemez généreusement du reste de cacahuètes concassées sur le dessus pour apporter du croquant. Déposez un quartier de citron vert frais sur le côté de chaque assiette : vos convives pourront presser quelques gouttes supplémentaires selon leurs goûts. Cette touche finale de fraîcheur citronnée réveille toutes les saveurs du plat et apporte une dimension supplémentaire à la dégustation.

Conseils et variantes pour réussir votre pad thaï
Les nouilles : ne faites jamais cuire les nouilles de riz dans l’eau bouillante. Elles doivent uniquement tremper dans l’eau tiède pendant au moins 1 heure. Vous pouvez choisir des nouilles larges (type pad thaï traditionnel) ou des vermicelles fins selon vos préférences de texture.
Les protéines : vous pouvez remplacer le poulet par du tofu ferme coupé en cubes pour une version végétarienne, de l’échine de porc émincée pour une saveur plus riche, ou du blanc de dinde pour une option plus légère. Les crevettes peuvent également être remplacées par des noix de Saint-Jacques ou du poisson blanc ferme.
La sauce : la pâte de tamarin apporte une acidité fruitée et complexe absolument authentique. Si vous ne trouvez pas de tamarin, vous pouvez la remplacer par un mélange de jus de citron vert et d’un peu de cassonade, mais le goût sera différent. Le nuoc-mâm (sauce de poisson) donne ce côté salé et umami typique de la cuisine thaïe : n’hésitez pas à en ajouter une cuillère supplémentaire si vous aimez les saveurs prononcées. La sauce Sriracha apporte le piquant : ajustez la quantité selon votre tolérance au piment.
L’équilibre des saveurs : le pad thaï repose sur un équilibre subtil entre quatre saveurs principales : salé (nuoc-mâm), sucré (sucre), acide (tamarin, vinaigre de riz, citron vert) et piquant (Sriracha). N’hésitez pas à goûter régulièrement et à ajuster les proportions selon vos préférences personnelles.
Les cacahuètes : elles apportent un croquant essentiel au plat. Concassez-les grossièrement vous-même plutôt que d’acheter de la poudre trop fine. Vous pouvez aussi les faire griller légèrement à sec dans une poêle avant de les concasser pour renforcer leur goût.
Le citron vert : indispensable au service, il apporte de la fraîcheur et réveille toutes les saveurs. Encouragez vos convives à en presser généreusement sur leur assiette.
La cuisson au wok : gardez toujours un feu vif et remuez constamment. Cette technique permet de saisir rapidement les ingrédients sans les faire bouillir, ce qui donne cette texture légèrement croustillante caractéristique. Si vous n’avez pas de wok, une grande poêle ou sauteuse à bord haut fera l’affaire.
Quelle est l’origine du pad thaï selon Cyril Lignac ?
Le pad thaï figure parmi les plats les plus emblématiques de la cuisine thaïlandaise. Son nom signifie littéralement “nouilles sautées à la thaïlandaise”. Contrairement à ce que beaucoup pensent, ce plat n’est pas millénaire : il a été popularisé dans les années 1930-1940 par le gouvernement thaïlandais dans le cadre d’une campagne de promotion de l’identité nationale culinaire. L’objectif consistait à créer un plat simple, économique, nutritif et représentatif de la Thaïlande moderne.
Traditionnellement, le pad thaï se compose de nouilles de riz sautées au wok avec diverses protéines (crevettes, poulet, porc ou tofu), des œufs, des légumes frais (germes de soja, cébettes), des cacahuètes concassées, et une sauce complexe mêlant pâte de tamarin, sauce de poisson (nuoc-mâm), sucre de palme et piment. Cette combinaison crée un équilibre parfait entre les quatre saveurs fondamentales de la gastronomie asiatique : salé, sucré, acide et épicé.
Le pad thaï se retrouve partout en Thaïlande : dans les restaurants, les stands de street-food, les marchés de nuit. Chaque cuisinier possède sa propre version, ses dosages secrets, ses ingrédients fétiches. Certains ajoutent des crevettes séchées en poudre pour renforcer l’umami, d’autres préfèrent une sauce plus sucrée ou plus piquante.
Cyril Lignac, chef français reconnu pour sa cuisine accessible et généreuse, s’est emparé de cette recette iconique pour la rendre facilement réalisable chez soi. Bien qu’il soit principalement connu pour sa maîtrise de la gastronomie française, Cyril Lignac aime explorer les saveurs du monde entier et intégrer des influences internationales à son répertoire. Sa version du pad thaï respecte l’esprit du plat original tout en simplifiant certaines étapes et en utilisant des ingrédients accessibles dans les supermarchés français et les épiceries asiatiques.
La recette de Cyril Lignac conserve tous les éléments essentiels qui font l’authenticité du pad thaï : la texture des nouilles de riz, le contraste entre le moelleux et le croustillant, l’équilibre des sauces, la présence des cacahuètes, et surtout cette explosion de saveurs caractéristique. Son approche pédagogique permet aux cuisiniers amateurs de s’approprier ce grand classique thaïlandais sans stress, avec des gestes simples et des explications claires.
Ce qui rend le pad thaï si universel, c’est sa capacité d’adaptation. Végétariens, amateurs de fruits de mer, fans de viande : chacun peut personnaliser le plat selon ses goûts et ses envies. Le pad thaï version Cyril Lignac illustre parfaitement cette flexibilité : la base reste fidèle à la tradition, mais les proportions et les variantes permettent à chacun de créer son pad thaï idéal.
Est-ce que le pad thaï est calorique ?
Le pad thaï représente un plat complet et équilibré qui apporte des glucides (nouilles de riz), des protéines (poulet, crevettes, œufs), des lipides (huile de cuisson, cacahuètes), des fibres (légumes) et de nombreux micronutriments. Sa densité calorique varie considérablement selon les proportions, les quantités de sauce, et les ingrédients utilisés.
Estimation calorique moyenne
Une portion de pad thaï classique (environ 350 à 400 g) apporte généralement entre 400 et 600 calories. Cette fourchette large s’explique par plusieurs facteurs :
- La quantité d’huile utilisée : une cuisson au wok nécessite de l’huile, mais certaines recettes en utilisent beaucoup, d’autres avec parcimonie
- Le type de protéines : le poulet et les crevettes restent relativement légers, tandis que le porc ou le bœuf augmentent l’apport calorique
- La dose de sucre : certaines versions très sucrées peuvent grimper à 70-80 g de sucre par portion
- Les cacahuètes : bien qu’elles apportent de bonnes graisses, elles sont caloriques (environ 50-60 calories pour 10 g)
Composition nutritionnelle détaillée
Les nouilles de riz : elles constituent la base du plat et apportent des glucides complexes. Une portion de 75 g de nouilles sèches (environ 250 g cuites) contient environ 250 à 280 calories. Les nouilles de riz ont l’avantage d’être naturellement sans gluten et relativement digestes.
Les protéines animales : le poulet et les crevettes utilisés dans la recette de Cyril Lignac apportent environ 150 à 200 calories pour une portion, tout en fournissant des protéines de haute qualité (environ 25-30 g par portion). Les crevettes sont particulièrement intéressantes : riches en protéines, pauvres en graisses, et sources de sélénium et de vitamine B12.
Les œufs : deux œufs battus répartis sur quatre portions représentent environ 35-40 calories par personne, avec un apport en protéines, vitamines (A, D, E, B12) et minéraux (fer, zinc).
Les légumes : les germes de soja et les cébettes apportent très peu de calories (environ 15-20 calories par portion) tout en fournissant des fibres, des vitamines (C, K) et des minéraux. Ils participent aussi à la satiété.
La sauce : voici le point sensible du pad thaï. La combinaison de nuoc-mâm, tamarin, sucre, sauce soja et Sriracha peut représenter entre 80 et 120 calories par portion selon le dosage. Le sucre représente la majorité de cet apport calorique.
Les cacahuètes : 15 g de cacahuètes concassées apportent environ 90 calories mais aussi des graisses mono-insaturées bénéfiques, des protéines végétales, des fibres, du magnésium et de la vitamine E.
L’huile de cuisson : selon la quantité utilisée et ce qui reste réellement dans le plat, l’huile peut ajouter entre 50 et 100 calories par portion.
Le pad thaï est-il un plat équilibré ?
Oui, le pad thaï peut tout à fait s’inscrire dans une alimentation équilibrée et variée. Voici pourquoi :
Apport en macronutriments complet : le plat combine glucides (énergie), protéines (construction et réparation des tissus) et lipides (satiété et absorption des vitamines). Cette combinaison évite les pics glycémiques et procure une satiété durable.
Richesse en micronutriments : le pad thaï apporte du fer (crevettes, poulet), des vitamines B (œufs, viande), de la vitamine C (légumes frais), du magnésium (cacahuètes), et divers antioxydants.
Présence de légumes frais : les germes de soja ajoutent du croquant, des fibres et des vitamines sans alourdir le plat.
Flexibilité nutritionnelle : vous pouvez facilement alléger la recette en réduisant le sucre, en limitant l’huile, ou en augmentant la proportion de légumes.
Comment rendre le pad thaï moins calorique ?
Si vous souhaitez alléger la recette de Cyril Lignac sans sacrifier le goût, voici quelques ajustements simples :
Réduire le sucre : passez de 50 g à 30 g de sucre dans la sauce. Le plat restera parfaitement équilibré avec cette quantité réduite.
Augmenter les légumes : doublez la quantité de germes de soja, ajoutez des carottes râpées, du chou chinois émincé, ou des poivrons. Vous augmentez le volume du plat sans ajouter beaucoup de calories.
Limiter l’huile : utilisez un spray d’huile ou une poêle antiadhésive de qualité pour réduire la quantité de matière grasse nécessaire.
Contrôler les portions de cacahuètes : réduisez légèrement la quantité ou remplacez-les partiellement par des graines de sésame grillées, moins caloriques.
Choisir des protéines maigres : privilégiez les crevettes, le blanc de poulet ou le tofu plutôt que le porc ou le bœuf.
Utiliser des nouilles de konjac : pour une version ultra-légère, remplacez une partie des nouilles de riz par des nouilles de konjac (shirataki), quasiment sans calories ni glucides.
Le pad thaï dans le cadre d’un repas quotidien
Le pad thaï constitue un plat unique complet qui ne nécessite pas d’accompagnement particulier. Vous pouvez simplement ajouter une petite salade verte assaisonnée d’une vinaigrette légère au citron vert pour apporter encore plus de fraîcheur et de fibres.
Consommé occasionnellement dans le cadre d’une alimentation variée, le pad thaï ne pose aucun problème. Sa richesse en saveurs, en textures et en nutriments en fait un excellent choix pour un dîner convivial, un repas rapide de semaine, ou une découverte culinaire à partager en famille.